Paillasse de laboratoire en résine minérale : cotes et tenue
La réponse courte : une paillasse en résine minérale se moule d’un seul tenant, cuves comprises, de 450 à 3105 mm de longueur et de 650 à 1200 mm de profondeur, en 18 mm d’épaisseur, avec un dosseret arrière de 50 mm. Le matériau, un Solid Surface teinté dans la masse, se répare au ponçage et ne reprend pas l’eau.
Sèche ou humide : la question qui commande tout le reste
Une paillasse sèche est un plan de travail : pas de point d’eau, pas de pente, pas de vidage. Une paillasse humide intègre une ou plusieurs cuves et leur évacuation. La différence paraît évidente, elle ne l’est pas toujours au moment de la commande, parce qu’elle décide de la fabrication.
Sur une paillasse humide moulée, la cuve n’est pas posée dans une découpe : elle vient de moulage avec le plan. Il n’y a donc ni joint périphérique, ni silicone à refaire tous les deux ans, ni arête où stagne un produit renversé. Sur un poste nettoyé quotidiennement, c’est la différence entre un plan qui vieillit bien et un plan qu’on finit par remplacer.
Les cotes de fabrication

| Caractéristique | Plage |
|---|---|
| Longueur | 450 à 3105 mm, sans retombées |
| Profondeur | 650 à 1200 mm |
| Épaisseur du plan | 18 mm |
| Dosseret arrière | 50 mm, moulé dans la pièce |
| Bandeau frontal | de 18 à 180 mm |
Au-delà de 3105 mm, un linéaire se compose de plusieurs pièces jointées sur place. Le nombre de jonctions se décide au calepinage, en les plaçant hors des zones humides chaque fois que la configuration le permet.
Ce que le Surian tient réellement
Nos paillasses sont réalisées en Surian, un Solid Surface obtenu par polymérisation d’une résine polyester chargée de trihydrate d’alumine, teinté dans la masse. Les caractéristiques ci-dessous sont celles de notre note technique.
| Propriété | Valeur |
|---|---|
| Densité | 1,7 |
| Résistance à la flexion | 255 kg/cm² |
| Résistance à la compression | 714 à 1530 kg/cm² |
| Dureté Barcol (NFT 38501) | 48 à 58 |
| Réaction au feu | M2 selon composition |
| Reprise d’eau | inférieure à 0,1 % |
Deux propriétés comptent particulièrement sur un poste de travail. La première est l’absence de porosité : avec une reprise d’eau inférieure à 0,1 %, le matériau n’absorbe ni l’eau ni ce qu’elle transporte, et n’offre pas de prise à la corrosion, aux moisissures ni aux bactéries. La seconde est la réparabilité : une rayure ou une tache rebelle s’éliminent au papier de verre à l’eau, en grade 600 à 1000, et la couleur reste la même puisqu’elle traverse toute l’épaisseur. Un plan stratifié rayé est un plan à changer, un plan en Surian rayé est un plan à poncer.
Un point d’honnêteté sur la chimie : notre note technique établit la tenue aux principales bases et acides courants et à tous les produits d’entretien. Un laboratoire qui manipule des acides concentrés ou des solvants particuliers doit nous indiquer lesquels : nous vérifions la compatibilité avant de vous engager, plutôt que de promettre une tenue universelle qui n’existe pour aucun matériau.
La fixation se prépare, elle ne s’improvise pas
Une paillasse de 3 mètres en 18 mm d’épaisseur pèse son poids et travaille sur toute sa longueur. Deux solutions de support coexistent.
- Sur meubles : le plan repose sur les caissons, qui reprennent la charge. C’est la configuration la plus courante en laboratoire d’analyses et en salle de soins.
- Sur cornières murales : le plan est en porte-à-faux, les cornières reprennent tout. Nos cornières de fixation mesurent 250 x 50 x 32 x 2 mm, avec des perçages oblongs qui autorisent un réglage de niveau au montage.
Le choix tient à l’accès sous le plan : un poste qui doit recevoir un fauteuil roulant ou un chariot impose le porte-à-faux, donc les cornières, donc un dimensionnement de la fixation dès l’étude.
La réponse Composanit
Nous moulons nos paillasses sèches et humides à l’unité, aux cotes du local, dans notre atelier de Bourg-Saint-Maurice. Cuves, dosseret, bandeau et percements sont décidés sur plan avant la fabrication : il n’y a pas de découpe sur chantier, donc pas de chant ouvert.
Le même matériau et la même méthode servent nos plans linge et vaisselle et nos plans vasque, pour les établissements qui équipent plusieurs postes d’un coup. Les propriétés détaillées du matériau sont dans notre page matériaux, et l’entretien courant dans notre guide entretenir un plan en résine minérale.
Envoyez-nous le plan du local et la liste des postes : nous répondons avec un calepinage et un chiffrage. Demander un devis, ou 04 79 04 05 09.
Questions fréquentes
Quelle longueur maximale pour une paillasse d’un seul tenant ?
3105 mm sans retombées. Les linéaires plus longs se composent de plusieurs pièces, dont les jonctions se placent au calepinage, hors zones humides quand c’est possible.
Quelle épaisseur de plan ?
18 mm, avec un bandeau frontal de 18 à 180 mm selon l’aspect recherché et la fixation retenue.
Le matériau résiste-t-il aux produits chimiques ?
Il résiste aux principales bases et acides courants ainsi qu’à tous les produits d’entretien. Pour des réactifs spécifiques, indiquez-nous lesquels : nous vérifions la compatibilité avant la commande.
Une rayure sur une paillasse se répare-t-elle ?
Oui. Le matériau étant teinté dans la masse, un ponçage au papier de verre à l’eau en grade 600 à 1000 efface la rayure sans faire apparaître de différence de teinte.
Peut-on intégrer plusieurs cuves dans le même plan ?
Oui, cuves et percements sont définis sur plan avant moulage. C’est précisément l’intérêt d’une pièce moulée à l’unité plutôt que d’un plan standard recoupé.
